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Bulletin de la CNT-Solidarité Ouvrière N°13 Septembre 2014

- Hôtellerie : La lutte contre la sous- traitance continue.

À l’occasion de la sortie du film « On a grèvé » de Denis Gheerbrant, qui raconte l’histoire des femmes et des hommes qui se sont révoltés contre les conditions de travail dans Hôtellerie et tous les conflits qui portent sur les conditions de travail : paiement de toutes les heures travaillées, refus du paiement à la chambre, charge de travail, qualifications et les salaires …, nous avons édité un bulletin spécial : Hôtellerie : La lutte contre la sous- traitance continue.

Édito :
Depuis la longue grève des salariées de la société Arcade au début des années 2000, les luttes des femmes de chambre et des « équipiers » salariés d’entreprises de nettoyage se multiplient.
Rappelons quelques initiatives de ces dernières années : grève dans les hôtels Campa- nile et première classe du pont de Surenes (société Deca France), Holiday Inn porte Clichy (PEI), Novotel les Halles (Sin et Stes - Elior), Hyatt vendôme (Française de Services), Hyatt Roissy (Acqua), Première Classe et Campanile (LCS), Intercontinental à Marseille (Française de Service).
Seuls ou en intersyndicale, dans tous ces conflits, les syndicats de la CNT Solidarité ouvrière ont été présents voire même à l’initiative.
Tous ces conflits portent sur les conditions de travail, le paiement de toutes les heures travaillées, le refus du paiement à la chambre, la charge de travail, les qualifications et les salaires.
En effet, les salariés des entreprises de nettoyage qui interviennent dans les hôtels sont, de fait, soumis au travail à la tâche : l’entreprise de nettoyage et l’hôtel fixent un nombre moyen de chambres à l’heure. L’entreprise impose ce quota à ses salariés, sans tenir compte des capacités ou des situations particulières. 

La charge de travail est telle que, dans les faits, les femmes de chambre effectuent des heures supplémentaires qui ne sont jamais payées. Mais cela ne suffit pas au patron. Quand la fréquentation des hôtels est moins forte, les salariées se voient déduire des heures d’absence autorisées. Autant dire que les salariées ne connaissent jamais le salaire qu’elles percevront en fin de mois.
Chacune de ces luttes contribue à la prise de conscience que la sous-traitance n’est pas une fatalité dans l’hôtellerie : lorsque les salariés obtiennent gain de cause, la relation entre l’hôtel et l’entreprise de nettoyage est souvent remise en question.

La CNT Solidarité ouvrière dénonce cette sous- traitance qui vise à faire éclater la communauté de travail et à réaliser plus de profit en sous- payant les femmes de chambre, les gouvernantes et les équipiers (15 à 40 % de moins) qui ne bénéficient pas des accords et des conventions collectives applicables dans les hôtels.
« On a grèvé » de Denis Gheerbrant raconte l’histoire des femmes et des hommes qui se sont révoltés contre cette réalité.

Au sommaire du bulletin N°13

PDF - 3.8 Mo


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